Une feuille de temps que l’équipe remplit vraiment
Toutes les agences ont essayé la feuille de temps ; presque toutes y ont renoncé parce qu’elle prenait trop de temps. Ici, une seule règle : une ligne doit prendre moins de dix secondes. Vous choisissez le projet, le livrable, les heures et si elles sont facturables — c’est tout. Vous pouvez lancer un chronomètre ou remplir en fin de journée, depuis le téléphone ou le navigateur. Aucun champ obligatoire inventé, aucune catégorie que personne ne comprend. Une feuille de temps remplie chaque jour, même approximativement, vaut infiniment plus qu’une feuille parfaite reconstituée trois semaines plus tard.
Heures facturables, heures internes et la vérité sur la marge
Tout le temps travaillé ne se facture pas, et c’est normal — mais vous devez en connaître la proportion. Chaque ligne est marquée comme facturable ou interne, et les heures internes se répartissent en catégories utiles : avant-vente et chiffrage, administration, formation, travail refait. Quand vous voyez que 38 % du temps de l’agence n’est pas facturable et que la moitié est du travail refait, vous avez un problème de processus, pas de vente. La marge se calcule aux taux réels des personnes impliquées, pas à une moyenne commode, si bien qu’un projet livré par des seniors cesse de paraître rentable uniquement sur le papier.
La facture qui naît de la feuille de temps
En fin de mois, la facture du client se construit à partir de la feuille de temps existante : les heures facturables par projet, la part du forfait mensuel consommée, les retouches validées comme hors périmètre et les renouvellements de domaines, d’hébergement ou de maintenance de la période. Le niveau de détail se choisit selon le client — par projet, par livrable ou par personne. Ce qui demandait une journée de recomposition de tableurs devient une vérification de quelques minutes, et les heures oubliées cessent de rester non facturées simplement parce que personne ne s’en est souvenu.
Des forfaits qui ne dérapent pas en silence
Les heures saisies sont décomptées directement du forfait mensuel du client, en temps réel. Le responsable voit à tout moment le pourcentage consommé et reçoit une alerte au seuil défini, généralement autour de 80 %. À partir de là, trois options honnêtes : suspendre le travail jusqu’au mois suivant, demander la validation d’heures supplémentaires facturables ou proposer un forfait plus élevé. Toutes trois valent mieux que l’option implicite dans beaucoup d’agences — travailler 34 heures sur un contrat de 20 et le découvrir en fin de trimestre.
Clôturer le mois sans chasse aux heures
Avant la facturation, le système signale exactement ce qui bloque la clôture : les journées sans heures saisies, les lignes non validées par le responsable, les heures facturables sur un projet sans budget restant et les livrables livrés qui ne figurent sur aucune facture. Vous corrigez une liste au lieu de chercher dans les conversations. Et comme la rentabilité par projet et par client se calcule à partir des mêmes heures, les chiffres du tableau de bord de direction et ceux de la facture ne se contredisent plus.